Lors de la réponse à incident sur un serveur compromis, deux fichiers ont été saisis :
evidence.zip — une archive protégée par mot de passe ;passwords.txt — l'historique des anciens mots de passe du propriétaire du compte, retrouvé sur la même machine.L'archive utilise le chiffrement traditionnel ZipCrypto, très rapide à tester et donc idéal pour une attaque par dictionnaire. Mais attention : le mot de passe courant ne figure pas tel quel dans passwords.txt. Le propriétaire gardait toujours la même recette ; à vous de retrouver la variante en appliquant des règles de mutation sur son historique, d'ouvrir l'archive et de lire flag.txt.
Pièces jointes : evidence.zip et passwords.txt (à télécharger ci-dessous).
Format du flag : CSA{...}
Leçon de sécurité
Ce challenge cumule plusieurs faiblesses classiques. D'abord le chiffrement obsolète : ZipCrypto, le chiffrement « historique » des ZIP, est cryptographiquement cassé (attaque à clair connu de Biham–Kocher, outil bkcrack) et chaque essai de mot de passe se teste très vite ; AES-256 corrige ce défaut et ralentit nettement chaque tentative — mais un mot de passe faible tombe au dictionnaire avec ZipCrypto comme avec AES, seulement un peu moins vite. Ensuite la prévisibilité : un mot de passe construit sur un schéma (saison + année + caractère) se retrouve même absent des dictionnaires, car une attaque par règles ou hybride (wordlist × masque) en génère toutes les variantes. Enfin la réutilisation : garder la même recette d'un mot de passe à l'autre revient à n'en avoir qu'un seul. La défense tient en trois réflexes : AES-256, une phrase de passe longue, unique et sans motif, et un gestionnaire de mots de passe.