DNS TXT Record

Réseau
100 pts
Moyen

Énoncé


Le SOC enquête sur un poste interne (10.0.0.37) qui émet un volume anormal de requêtes DNS TXT vers un domaine externe inconnu, en contournant le résolveur interne. Ce domaine, maj-cdn-logiciel.example, se fait passer pour un « CDN de mises à jour » mais n'appartient pas à l'entreprise : il est contrôlé par l'attaquant.


Il s'agit d'un canal caché DNS (tunnel DNS). Ici, le poste compromis récupère une charge servie par l'attaquant : la donnée est renvoyée dans les valeurs des enregistrements TXT, découpée en plusieurs fragments numérotés (chunk-1-of-4, chunk-2-of-4, …) renvoyés dans le désordre, noyés au milieu d'enregistrements TXT parfaitement légitimes (SPF, DKIM, DMARC, vérifications de propriété).


Une sonde DNS passive, branchée sur le port miroir (SPAN) du commutateur cœur de réseau, a exporté toutes les requêtes TXT observées et la valeur retournée (dns-queries.log). Placée au cœur du réseau, elle voit l'ensemble du trafic DNS, y compris les requêtes internes et celles qui contournent le résolveur.


Extrait du journal (valeurs abrégées, pour le format) :


TXT  chunk-2-of-4.maj-cdn-logiciel.example.      "<fragment>"
TXT  selector1._domainkey.corp-nimbus.example.   "v=DKIM1; k=rsa; p=MIGfMA0GCSq..."
TXT  chunk-4-of-4.maj-cdn-logiciel.example.      "<fragment>"

Votre mission


Isolez les fragments du domaine suspect, remettez-les dans l'ordre (1 à 4), concaténez leurs valeurs, puis appliquez le bon décodage pour reconstituer le flag.




Leçon de sécurité


Les enregistrements DNS TXT sont faits pour stocker du texte arbitraire (SPF, DKIM, vérifications de services). Cette souplesse en fait aussi un canal caché apprécié : un logiciel malveillant publie ou récupère des données via des requêtes DNS, un trafic souvent peu surveillé et rarement bloqué. Selon le sens, on parle d'exfiltration (données encodées dans les requêtes, du poste vers l'attaquant) ou de canal de commande / téléchargement (charge renvoyée dans les réponses, de l'attaquant vers le poste) — c'est ce dernier cas ici.


Pour se défendre :


  • Journalisez et inspectez le trafic DNS sortant ; alertez sur les volumes anormaux de TXT et sur les valeurs TXT à forte entropie (chaînes Base64, fragments numérotés) provenant de domaines inconnus.
  • Forcez le passage par des résolveurs internes et bloquez le DNS direct vers Internet depuis les postes : ici, le poste contourne le résolveur, ce qui est un signal fort.
  • Surveillez les enregistrements TXT de vos propres domaines : tout TXT non documenté doit être audité.
  • Déployez un filtrage DNS et, idéalement, du DNS chiffré maîtrisé (DoH/DoT vers vos propres résolveurs, et non directement des postes vers des résolveurs publics).
  • Pièces jointes

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    Soumettre le flag

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    CatégorieRéseau
    DifficultéMoyen
    Points100 pts